Samedi 23 juillet 2011
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Le Ministre de l’administration du territoire, sur instruction de son président, invite les Partis politiques afin d’examiner le ficher
électoral. Malgré la silencieuse reculade du chariot infernal tirant le train Kankan Bobo, (on n’y parle plus de recensement), cette main tendue est proprement ridicule. On peut oublier les
sorties va-t-en-guerre de M. A. Condé qui dans une vraie démocratie aurait dû démissionner après méditation sur cette instruction qui est une gifle politique. Le pire, c’est qu’il ne comprend pas qu’il n’a pas qualité en cette phase de la Transition à inviter ceux dont il n’est éventuellement (la CENI est grabataire)
qu’un des interlocuteurs.
Car une véritable table ronde de légitimation devrait être élargie au CNT, à la Haute juridiction du pays (Cour suprême), au
Groupe de Contact, et peut-être cette fois, à un représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU pour une éventuelle certification, car ces observateurs
étaient partie intégrante du processus électoral qui a abouti aux accords de Ouagadougou. Un pénible processus électoral dont la première phase, l’élection présidentielle, n’en finit pas de faire des vagues, parfois de sang.
Comme si cela ne suffisait pas à suggérer à Alassane Condé à faire profil bas, voilà qu’ « une tentative d’assassinat » de son
président vient de créer une nouvelle situation qui rend inaudible un dialogue, quand on n’a pas fini d’entendre les rugissements des roquettes et des bazookas, relayés par les hurlements des
roquets, pitbulls dressés pour tuer, lancés dans une frénétique chasse à l’homme, précisément ceux qui devraient être autour de la table de
négociation .
Puisque le ridicule ne tue pas, Alassane Condé devrait inviter nommément Bah Oury, Mouctar Diallo, Faya Millimo, Antoine Soropogui, etc., à ce banquet pour boire à la santé des disparus.
Et demander aux chasseurs de primes de prendre le chemin du TPI, au lieu de terroriser de paisibles citoyens aujourd’hui terrés dans leurs
demeures enténébrées.
S’il ne le fait pas, que les responsables des Partis de ces WANTED exigent qu’on libère tous les disparus et qu’on nous montre à la RPGT les
faciès de ce commando de la mort qui sont à leurs trousses.
Wa Salam,
Saïdou Nour Bokoum